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Sur la dernière trace de Vincent.

Posté le 20-06-2011 par Admin

Auvers-sur-Oise n'avait rien pour entrer dans l'histoire, mais un jour de 1890, le 21 mai, Vincent Van Gogh débarqua dans cette commune pour l'éternité.

Depuis son asile à Saint-Rémy de Provence, Van Gogh harcèle son frère Théo pour qu'il le fasse revenir à Paris. Théo vient d'être papa d'un petit garçon. Vincent, a vécu des crises dures dans cet hiver 89-90. Il tenta de se suicider en avalant des tubes de peinture pour s'empoisonner. Il ne s'agissait plus de gestes d'autopunition habituels. Les contrariétés les plus insignifiantes prenaient des dimensions dévastatrices. Pourtant, son premier tableau fut vendu à Bruxelles, début 1890. La critique commence à s'interresser à lui, un article est publié dans "Le Mercure de France". Malgré tout cela, les crises sont de plus en plus proches. Vincent est terrorisé par sa maladie et déçu par son rêve du sud.  Théo est pas favorable au retour de Vincent vers la capitale. Théo craint l'état de son frère et demanda à ses amis de trouver une solution. Camille Pissarro indiqua  que le docteur Gachet serait susceptible de recevoir Vincent. Le docteur Gachet est un peintre amateur, ami des impressionnistes habitant Auvers-sur-Oise.

Vincent quitte Arles et arrive à Paris le 17 mai 1890. Il s'arrêta chez Théo à Paris, il fit connaissance de sa belle soeur Johanna et de son neveu, Vincent Willem Van Gogh, le futur ingénieur dont la collection constitue le fonds du Musée d'Amsterdam. Le 20 mai, il reprit sa route vers le nord et atteignit Auvers-sur-Oise le 21. En arrivant, il s'installa à l'auberge des époux Ravoux. On lui trouva au dernier étage de l'hôlel une chambre mansardée, meublée sommairement, rappelant sa chambre d'asile. Cette chambre se situait en face de la mairie. Le docteur Gachet trouva Vincent en pleine forme. Vicent fut très surpris des tics du médecin et se demanda s'il n'était pas plus malade que lui. Il alla de temps en temps dîner chez le médecin et fit connaissance de sa famille.

Une période d'euphorie s'annonce, soixante quinze peintures et trente cinq dessins en   deux mois. Sa sensibilité atteint un point de rupture. Son style devient plus fort, plus heurté, les coups de pinceaux sculptent la toile avec des couleurs d'une intensité hagarde. Et si l'égise d'Auvers devient mondiale, les paysages de la campagne environnante deviennent immortels. Enfin, les champs de blés aux ciels orageux parsemés de corbeaux annoncent la mort, avec des scènes prémonitoires si l'on pense à la charge symbolique que Vincent a mis dans son oeuvre.

Au début du mois de juillet, Vincent alla à Paris et revint très perturbé de son court voyage chez son frère. Théo a de gros soucis avec son travail chez Goupil et rencontre des difficultés pour faire vivre sa famile. Vincent a-t-il compris plus nettement qu'auparavant la charge qu'il représente pour son frère. A partir de ce séjour l'état de Vincent se détériora rapidement. Il se dispute avec le docteur Gachet.. Le dimanche 27 juillet , il déjeune avec les Ravoux avant de retourner sur le plateau du Vexin. Il peint encore un champ de blé aux corbeaux et le soir avant de partir il se tire une balle de revolver dans la poitrine. Grièvement blessé, il rentre à l'hôtel. Intrigué de l'avoir vu marcher courbé et inquiet de ne pas le voir venir dîner, monsieur Ravoux monta le voir. Vincent  allongé sur son lit murmura : "je m'ennuyais, je me suis tué". Le médecin vint le voir. Après une journée de souffrance, Vincent rendit son dernier soupir dans les bras de Théo, en présence du docteur Gachet. Vincent fut enterré dans le cimetière du village où son frère vint le rejoindre trop rapidement.

Aujourd'hui les deux tombes sont unies par le lierre qui les recouvre. Auvers-sur-Oise a peu changé, l'église et la mairie sont restées intactes. L'hôtel Ravoux est devenue l'Institut Van Gogh avec des salles d'expositions, sous les combles, on visite la dernière chambre de Vincent.

Pour nous imprégner de cette atmosphère, nous avons séjourné à l'Hostellerie du Nord, au 6 rue du Général de Gaulle à Auvers sur Oise, un des premiers relais de poste sur la route du nord où Cézanne s'installa en 1872. Cuisine et personnel de qualité dirigé par Joel Boilleaut et son épouse.                       Tél : 01 30 36 70 74                          www.hostelleriedunord.fr

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